Prise le 24 mai à 9H00Certains (suivez mon regard) se souviennent avec nostalgie du temps où ils traçaient des élévations. Moi je régresse encore plus loin : j'essaie de dessiner une maison et un arbre, en tirant bien droit le long des carreaux de ma feuille. Mais même pour ça, j'ai du oublier un peu!
Prise le 24 mai à 9H15Cela ressemble un peu à une redite, mais appelons le simplement un exercice de style. Après tout la saison des coquelicots ne dure pas si longtemps - ou bien si ? Il faudra revenir quand le blé sera mûr...
Prise le 25 mai à 8H45 entre Saint-Cyprien et BeynacComme à chaque mois de mai, je ne peux me retenir de céder à la tradition des coquelicots. Cette fois-ci, ce sera un peu plus subtil que l'an dernier, tout de même...
Prise le 17 mai à 7H45 Çà commence à avancer devant, mais ça se bouscule encore derrière. Et à ce train là, on n'est pas près d'arriver à "Nation"!
Prise le 5 mai à 9HIl n'y a pas que dans les quartiers chauds d'Amsterdam que les charmes s'exposent aux fenêtres !
Prise le 17 mai à 8H30La route est récente, et les genêts ne sont pas là par un souci esthétique des ingénieurs. Simplement, lorsqu'ils s'agit de refermer une plaie dans le paysage, que ce soit le passage d'une route ou une coupe de bois, les genêts sont les premiers à s'installer. Ils sont le signe que la cicatrice est en bonne voie de guérison.
Prise le 3 mai à 8H40 à Chamborand (Creuse)Ce pourrait être la tour en haut de laquelle sœur Anne a vainement attendu. Ce ne fut point une tour glorieuse; nul ennemi n'est jamais venu par la vallée, sinon les maçons et les paysans qui démantelèrent les murs d'enceinte pour en extraire les pierres. Le château s'est rendu sans combattre et et le donjon ne livre pas d'autre bataille que contre les ans qui passent. Il est en train de la perdre.
Prise le 10 mai à 9H15Il ne se passe pas de printemps sans que je rende une visite de courtoisie à cette loge de berger, près du Cros. C'est la saison où la vieille dame, bien oubliée, est le plus en beauté dans sa clairière.
Prise le 3 mai à 8HEn Limousin, la transhumance se limite au passage de la pâture d'en bas à la pâture d'en haut, à quelques enjambées de vache. Mais, bon, changement d'herbage réjouit le veau !
Prise le 3 mai à 7H45Je n'ai pas la moindre idée du nom de cette petite fleur, qui éclot actuellement en foule dans les milieux humides, comme ici au bord de l'étang de Saint-Sulpice-Laurière. Appelons-la "Petite-fleur-de-mai", ce qui, à défaut d'un nom savant, constitue un fort joli prénom...
PS : selon une source bien informée, il s'agirait d'une Cardamine des prés ! Merci, Manu.
Prise le 3 mai à 8H22 à Paulhac
"Aujourd’hui, ce qui me relie aux vaches, c’est mon goût pour l’herbe ; non pour le fourrage, mais pour l’herbe comme sujet de mon travail. J’ai dessiné et peint l’herbe devant le seuil de mon atelier durant dix ans. Le constat le plus curieux est que, si l’on regarde bien, l’herbe n’est pas verte : les trèfles sont bleus, les graminées ocre, etc... L’herbe seule se dépigmente au regard. Mais si par chance surgit une vache limousine, rousse ou froment, ou ocre-rouge, ou brique, le pré devient véritablement vert et les vaches encore plus rouges.
On l’aura compris, les couleurs s’exaltent par complémentarité."
Henri Cueco
Ce tapis vert m'évoque une nappe, et je m'imagine en géant malicieux et adroit tirant brusquement dessus pour la faire, comme par magie, disparaitre, tandis que village, arbres et vaches retomberaient à leur place comme si de rien n'était !
Prise le 3 mai à 8H15Ne tripotez pas les règlages de votre moniteur, tout est normal. J'ai fait ce week-end une over-dose de vert. Et comme après tout excès, le meilleur remède c'est la diète.