26 septembre 2008

Un contre un - one vs one




Prise le 19 septembre à 8H à Jabreilles-les-Bordes

L'arbre était arrivé le premier au sommet de la côte, mais il allait probablement se faire distancer dans la descente...

14 commentaires:

Jean a dit…

Là je dois dire que ta légende enrichit prodigieusement ta photo ! Pour le coup, et arbre a un côté absurde, ridicule. Si Buster Keaton était un arbre...
Maintenant, vu l'impression de pic que donne cette route et le gris menaçant de l'horizon, on ne sait pas si le cycliste va réussir sa descente et dans quel état il va la terminer : l'arbre s'est peut-être posé là pour être aux premières loges d'un vidéo gag :D

Olivier Autissier a dit…

Très jolie légende !

One a dit…

Une très belle image, de la bonne couleur, j'aime bien la lumière dans le brouillard. Félicitations!

F a dit…

Superbe, la lumière, les couleurs, la légende...Tu nous compte là une bien belle histoire!

freDeric a dit…

la taille des branches laissent présager qu'il le laisse gagner :) J'aime bcp la brume dans laquelle il va se noyer...

Lucie a dit…

Celle là elle me botte vraiment Maxime. Elle est parfaite à mon sens. Je vais te dire pourquoi.

Certaines de tes photos dans l’ensemble toutes tes photos sont belles (le miroir du miraud très simple qui permet la contemplation et l’introspection et l’apaisement comme un jardin zen, quasiment le vide intersidérale du cerveau).

Certaines, toutes, font montre de ton savoir faire (tiens la dernière, très habile, le parfait classement des différentes éléments, la séparation en deux parties totalement distinctes en mettant à ton service l’humidité et le soleil).

Celle-ci raconte en effet une histoire, elle peut parler d’ubiquité de l’arbre en ligne de mire, que l’on retrouve de loin en loin de toute façon, on pourrait croire toujours le même. Le jalon à dépasser. Mais pas seulement.

Cette photo a du mouvement et du son. Les arbres sont vivants, celui du bord de route se recule sous le souffle du cycliste, le bouleau du bosquet s'incline d’étonnement. Même la composition participe de l’équilibre dans son déséquilibre. Le cycliste balance en danseuse. Il ahane. Oh ce n’est pas un pro de la route sponsorisé par le magasin du coin, mais un monsieur tout le monde en quasi tenue de ville.
La chaîne du vélo couine.

Voilà ce que je crois tu as surpris ce matin là :
La lumière en rai semble une aiguille d’horloge et déplace l’homme. L’herbe est rousse à cet endroit, alors qu’ailleurs ainsi que les fougères elle est encore verte.
Cette photo c’est le passage inéluctable du temps, nous allons inéluctablement vers l’hiver, sa brume et son ciel sombre. Et cependant, il faut l’accepter car le passage du temps vers la mort c’est la vie.
S’il s’arrêtait, comme le cycliste, le monde s'écroulerait...

Nathalie a dit…

Jubilation, jubilation totale de cette photo, et encore plus avec ta légende. C'est du maxime comme je l'adore!

Ton commentaire m'a fait penser à Blaise, le poussin masqué de Claude Ponti (si tu ne connais pas, à découvrir avec ta fille dans les années qui viennent).
Et en particulier à une page sur une course de poussins :
"Blaise est premier, juste derrière le poussin qui ne compte pas". Une grande phrase qui a fait le bonheur de nos enfants pendant des années. Quand on arrive second, on est premier, juste derrière celui qui ne compte pas.

MDR

hpy a dit…

J'aime. Les mots et la photo.
Mais qui dit plus que l'autre?

Peter a dit…

Je jubile avec Nathalie et les autres!!

Therese a dit…

Quelle histoire! Mais l'un pourra revenir sur ses pas, l'autre pas.

Cergie a dit…

Pourquoi n'arrivé-je pas à voir une compétition dans cette photo ?

Maxime a dit…

J'avais l'arbre en point de mire (en fait c'était bien lui le premier), lorsque, miraculeusement, le cycliste m'a dépassé. Et Lucie a tout à fait raison, car ce qui m'a frappé, c'est que c'était un cycliste tout à fait extraordinaire : pas un sportif du dimanche, mais simplement un habitant d'un village qui allait faire ses courses ou travailler au bourg. Pas de compétition, donc, bien que cela m'eut amusé, mais une forme de fraternité entre deux personnages qui se rencontrent chaque jour, l'un peinant dans la côte, l'autre grotesquement mutilé par l'épareuse de l'équipe d'entretien. Mais surtout, la belle lumière d'un début d'automne, mon sujet initial.

Dominique a dit…

Oui, l'automne est arrivé avec ses belles lumières.
Le commentaire est amusant.

Lucie a dit…

Merci Maxime d’avoir éclairé différemment mon message de la rue Saint Michel. Tu m’as projetée un soir dans les Pyrénées que nous avons traversées AR par un tunnel. Au retour, la voie montant, nous sommes entrés dans un nuage. Phénomène de foehn (cf le rêveur) jouant, il fait plus sec sur le versant espagnol que français. Redescendre le col dans ce nuage en se fiant aux cotés m’a mise dans tous mes états, étant donné mon vertige, la montée dans le matin avait déjà été assez éprouvante.

Que ce soit ton message ou le mien tous deux peuvent être interprétés à l’aulne du temps qui passe. Il me semble que le présent est le seul dont on devrait tenir compte sans cependant occulter passé ni futur. Le présent est le seul temps qu’il vaille de vivre

Cette photo est comme chacune de tes photos, elle montre un point remarquable. Toutes tes photos sont différentes dans leur approche et c’est pourquoi j’aime les regarder et les commenter. Une belle lumière d’automne et tu as cadré le décor. Le cycliste est arrivé, tu étais prêt à le cueillir. Un nuage est passé c’est lui qui a apporté le must en donnant l’ombre légère qui a qualifié le rai de lumière sur cette pente et l'éclairage sur le ciel de l’autre versant.

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