11 avril 2007

Purple Haze (Brume pourpre)




Prise le 8 avril à 8H30

Je cherchais un titre, Christian me l'a offert sur un plateau... Et pourtant, il est bien loin de l'univers de Jimmy Hendrix, ce petit matin en Limousin qui tarde à s'éveiller, comme d'habitude. Une photo prise en contre-jour à la va-vite et sans trop de conviction, juste pour capter un clin d'oeil de la brume. Au bout du compte, une bonne surprise, qui tire parti d'une balance des blancs pas trop bien réglée...

11 commentaires:

WK a dit…

Un très joli blog de photos. Bravo.

Nathalie à Sydney a dit…

Une bonne surprise, tu l'as dit!
Tout ce que j'aime,
ces plans successifs
à la fois hérissés d'arbres nus
et doux aux courbes féminines
Jouant de la lumière...

En version noir et blanc
on n'y voit que du froid
En version couleur on y trouve
Comme une promesse de soleil
Languissant

p'tit loup a dit…

Finalement toi aussi t'avais une p'tite cosse et ça a donné une belle photo, un beau titre
Une ambiance, une humeur...

"La couleur pourpre" c'est aussi un film de Spielberg. Et on ne parle pas du pourpre
C'est parce qu'il démarre sur ces magnifiques champs de fleurs dont je ne me souviens plus le nom présentement (c'est marguerite la spécialiste des fleurs, pas moi... Ah ? Des cosmos ? Merci marguerite... )
Pourpre ça veut tout dire en anglais c'est comme red et christian va peut être avoir la gentillesse d'expliquer la différence entre violet, violine, et pourpre. Ici je dirais plutôt violine, les tons sont doux, indéterminés Il y a même une jolie déclinaison de vert

Maintenant c'est moi qui fait tout et même les commentaires et même les photos alors la balance des blancs mainant je sais ce que ça veut dire
Si je fais tout c'est paceque c'est qu'à ce prix que cergie m'a ramené Elle m'avait trouvé un arbre creux près du col de la Neure... Bien sûr, c'était très tranquille, bien plus beau que la ville rose avec pelouse où il habite ping mais qd même...)

catherine a dit…

Ces silhouettes d'arbres me font penser à ces "alguiers" que fabriquait ma mère (comme un herbier mais avec des algues qui, en séchant, sont encore plus belles que dans l'eau) J'adore cette successsion de plans et les nervures de ces arbres...

chamamy a dit…

Ton appareil est ensorcelé :)

christian a dit…

« la différence entre violet, violine, et pourpre » :
Violine, c'est violet + pourpre, non ?
Et cette photo m'a fait penser au (superbe) titre de ce (magnifique) roman de James Lee Burke : Dans la brume électrique avec les morts confédérés (In the Electric Mist With Confederate Dead).

Cergie a dit…

Violine dans le dico oui c'est violet + pourpre
Mais pour moi, c'est bordeaux dans un peu d'eau
Très désaltérant...

Maxime a dit…

Merci, WK, tu es la bienvenue.

Il y a bien cette idée de nostalgie qui transparaît dans ton commentaire, nathalie; Mais une nostalgie qui sait que dans moins d'une heure le soleil va briller.
Peut-être un dernier adieu à l'hover, alors...
Encore que par chez nous, on ne sait jamais !

P'tit Loup, ça va les pattes ? En tout cas je suis sur que tut débrouilles très bien. Mais moi, à ta place, j'aurais choisi l'arbre creux. Il y en a deux dans mon bois, tout près l'un de l'autre : un abri pour les outils, et l'autre pour le bucheron.

Catherine : Je ne savais pas que l'on pouvait faire sécher des algues dans un "alguier", mais ça me semble en effet une bonne idée. Après on doit pouvoir faire plein de trucs avec...

Espérons, chamamy, qu'il l'a été par un bon sorcier et pas par une méchante fée !

Christian : le titre est en effet superbe, mais le bouquin, je présume, introuvable...

Cergie : tu devrais essayer avec un cardinal et une piscine. Tu en connais un, je crois (à moins que ce soit seulement un évêque) ?

christian a dit…

« le titre est en effet superbe, mais le bouquin, je présume, introuvable... »

Non non, pas du tout, mais c'est le 5e volume d'une série comportant un personnage récurrent appelé Dave Robicheaux (ça se passe en général dans le bayou), série qui commence avec un bouquin intitulé Prisonniers du ciel. Chacun peut se lire indépendamment des autres, mais c'est mieux de les lire dans l'ordre et de suivre l'évolution des personnages. On trouve ça chez Rivages sans problème.
L'écriture de James Lee Burke est somptueuse, sensuelle et lyrique, souvent bouleversante. Voici la fin de La brume électrique :
« Au bout du canyon, la fumée de viande des barbecues montait entre les cèdres et les mesquites, et si je plissais les yeux face au soleil couchant, j'arrivais presque à me convaincre que des soldats espagnols, en cuirasse et casque à visière en argent, ou qu'une race de chasseurs depuis longtemps éteinte, avaient installé leur campement au flanc de ces collines. Ou peut-être même de vieux compatriotes, vêtus d'uniformes marron, qui allaient leur chemin pour entrer dans l'histoire — vaillants, arthuriens, leurs couleurs déchirées par la grenaille déroulées sous les panaches désordonnés de fumée, avec, sur leur visage, cette lumière fatale qui vous remettait en mémoire que la bataille n'est jamais vraiment terminée, que nous ne sommes jamais tout à fait maîtres du terrain. »

Tyrophagus a dit…

Jimi Hendrix would be proud to be associated with this dreamy image. I like the way the haze has lines and the layers work well. I must say I always kick myself for not visiting more often - life just gets in the way sometimes.

Maxime a dit…

Merci, Christian. Effectivemet, rivages, je connais. Surtour pour Jim Thomson et Tony Hillerman. Voila qui ne va pas arranger la longueur sidérale de ma liste de lectures en retard...

Thank You Tyrophagus, you're welcome. Come and visit as you like.

Livres disponibles :
Paysages Limousins | Matière à réflexion | Lieux communs | Domaines publics

Contact : gaillard.maxime@gmail.com